Jumelages et liens extérieurs

COCUMONT / DESSENHEIM : liés depuis 1939

Lien vers le site internet de Dessenheim

C’était le vendredi 1er septembre 1939. Face à la menace nazie, l’Alsace est évacuée. Munie de quelques vivres et de bagages légers, la population de Dessenheim (Haut-Rhin, canton de Neuf-Brisach) se mêle au long convoi de réfugiés qui s’organise. Ils sont des milliers à pied, à vélo, ou en charrettes tirées par des chevaux. Il est 16h30, la destination est inconnue…

Fernand Meyer a vécu ce moment ; il se souvient : « Nous étions 520 Dessenheimois (344 adultes et 176 enfants). Après 10km de marche, ce fut la halte pour une première nuit d’exil. Le lendemain, nous sommes repartis en direction de Colmar, contournant la ville par le nord jusqu’au village viticole de Kientzheim pour une halte de trois jours. Au matin du 5 septembre, le convoi s’est remis en route pour rejoindre la gare de Benwihr. Là, nous nous sommes entassés dans des wagons à bestiaux garnis de bottes de paille, sans toilettes ni éclairage, en direction du Sud-Ouest de la France. Deux jours plus tard, dans l’après-midi du 7 septembre, notre train entrait en gare de Marmande. »

Les autorités locales ayant réquisitionné les camions, voitures et autobus disponibles, la population de Dessenheim fut acheminée jusqu’à Cocumont en fin de soirée. La liste nominative fait état de 514 personnes, 6 ayant été logées dans une commune voisine. « Arrivés vers 9h du soir, nous avons été logés à la mairie, à l’école, au couvent, au salon de coiffure… Ce n’est que le lendemain que nous avons été répartis dans les familles de la commune d’accueil. »

Un exil forcé qui devait durer treize mois. Le 28 septembre 1940, la population de Dessenheim regagnait l’Alsace, non sans avoir noué des liens d’amitié indélébiles…

Les échanges entre les deux communes s’accentueront au début des années 1980, par l’intermédiaire des clubs de basket. En 1990, Léon Schatt, maire de Dessenheim et Roger Boyancé, maire de Cocumont, signeront officiellement le Serment de Jumelage. Depuis, il donne lieu, tous les trois ans, à de chaleureuses retrouvailles où se mêlent l’amitié, la fraternité et le devoir de mémoire.

6, 7 et 8 août 2022 : à Dessenheim, les deux communes ont renouvelé le serment de jumelage.
Prochain renouvellement du serment de jumelage à Cocumont en 2024 ou 2025.

COCUMONT / SARMEDE : deux villages liés par l’immigration italienne

Lien vers le site internet de Sarmede

Dès les années 20 du vingtième siècle, l’immigration italienne amena chez nous plusieurs vagues de population. Les noms d’origine italienne sont très nombreux notamment en Lot-et-Garonne. C’est le cas à Cocumont, et en particulier dans le hameau de Goutz, où des familles s’implantèrent pour reprendre les terres et les fermes désertées après la saignée démographique de la première guerre mondiale. Après des décennies d’assimilation, et d’oubli pour beaucoup, une prise de conscience des origines s’est révélée et des liens ont été activés entre des familles parentes de Cocumont, Goutz et du village de Sarmede en Vénétie italienne.

Un pacte d’amitié puis un jumelage

Les municipalités respectives de Cocumont et Sarmede ayant été mises en relation par l’intermédiaire de Jean-Louis Zanette, un pacte d’amitié a d’abord été conclu en 2016. En mai 2017, le serment de jumelage officiel a été signé entre les deux communes à Cocumont. Ce jumelage a été confirmé à Sarmede en mai 2018 où une importante délégation cocumontaise était présente.

Ces moments de rencontre lors du pacte d’amitié et du jumelage sont des temps forts chargés d’émotion et propices à de belles festivités.

LES COMMUNES BURLESQUES : Profiter de son nom pour se faire un nom

Lien vers le site internet du groupement des communes aux noms burlesques, pittoresques et chantants

L’idée est originale et trouve son origine dans une bastide de la couronne Toulousaine, Saint-Lys, dont un hameau porte le nom insolite de Minjocèbos, ce qui signifie  » mange-oignons  » en occitan.
Depuis longtemps déjà, le lieu était la patrie de Catinou et Jacouti , deux personnages de la tradition théâtrale du burlesque populaire occitan issus de l’imagination du journaliste et écrivain Charles Mouly. Et là, se retrouvaient une fois l’an pour une fête champêtre, les maires de communes aux noms évocateurs : Escanecrabe, Rebirechioulet, Cassaniouze, Bourgougnague, Clochemerle…

En 2003 Patrick Lasseube, alors maire de Saint-Lys, eut l’idée de donner un retentissement national à cet événement en invitant les communes de France aux noms burlesques ou chantants à se rassembler pour ainsi « profiter de son nom pour se faire un nom » selon le slogan créé pour l’occasion.

Plusieurs communes répondirent alors à l’appel et Cocumont pressentit alors cette opportunité propre à valoriser son nom et son terroir. Neuf communes se retrouvèrent pour une première fête sous la halle de Saint-Lys en 2003, chacune apportant ses spécificités gastronomiques ou culturelles. Au vu de l’engouement des premiers participants à cette rencontre qui en appelait d’autres, une association nationale des communes de France aux noms burlesques et chantants fut créée. La présidence revint à Patrick Lasseube maire de Saint-Lys, le secrétariat à Jean-Michel Guérineau, maire de Beaufou en Vendée et la trésorerie à Joseph Lorenzon, ancien maire de Cocumont. De neuf communes adhérentes au début, plus de 40 ont rejoint depuis le groupement. La particularité de ces communes est surtout marquée par leur ruralité.

Une belle aventure commençait alors, toute empreinte de convivialité, de chaleur humaine et de rencontres culturelles et gastronomiques d’une France qui a le sens de l’autodérision et qui aime à se retrouver une fois l’an à tour de rôle dans l’un de ces villages.

Après la première rencontre fédératrice de Saint-Lys en 2003, Beaufou en Vendée accueillit en 2004 la deuxième rencontre pour une fête bien structurée et dont le succès allait en s’amplifiant, intéressant déjà les médias nationaux et même internationaux en quête de sujets insolites.

Cocumont a accueilli la 3ème rencontre

En 2005, notre commune, dans un enthousiasme rare, prit en charge l’organisation de la 3ème rencontre. Une équipe d’une centaine de bénévoles travailla des mois durant pour assurer le succès de la grande fête populaire des 29, 30 et 31 juillet.

Spectacles humoristiques, marché et buffet des terroirs, artisanat, animations diverses, visites guidées, défilé de confréries, feu d’artifice musical, groupes folkloriques, bandas, repas … l’ambiance dégageant une forte connotation de notre identité gasconne. Vingt-cinq communes aux noms burlesques de tout l’hexagone dressaient alors leur stand, attirant quelques 5000 personnes pendant ces jours qui resteront un moment unique de la vie cocumontaise.
Le village avait bien saisi l’occasion de profiter de son nom pour promouvoir ses vins, ses produits et la région du Val de Garonne en général. Pour cette troisième édition, les médias s’intéressaient de plus en plus à un événement prenant de l’ampleur, presse écrite, télévisée, internet… un succès qui n’allait pas se démentir les années suivantes.

Depuis lors, Cocumont ne manque pas de participer aux rencontres annuelles avec une forte délégation (une cinquantaine de personnes) et un stand reconnu parmi les plus marquants. En 2006, la France des noms burlesques se retrouvait à Arnac-la-Poste en Haute-Vienne, en 2007 à Vaux-en-Beaujolais alias Clochemerle dans le Rhône, en 2008 à Vatan dans l’Indre, en 2009 à Bouzillé en Maine-et Loire, en 2010 à Cassaniouze dans le Cantal, en 2011 à Corps-Nuds en Ille-et-Vilaine, en 2012 à Andouillé dans la Mayenne, en 2013 à Vinsobres dans la Drôme, en 2014 à Beaufou en Vendée, en 2015 à Le Quiou en Côtes d’Armor, en 2016 à Marans en Charente-Maritime, en 2017 à Folles en Haute-Vienne, en 2018 à Monteton en Lot-et-Garonne, en 2019 à Ballots en Mayenne.

Les années 2020 et 2021 ont marqué un temps d’arrêt dû à la crise sanitaire.
Pour 2022, retour en Lot-et-Garonne chez nos amis de Bourgougnague (dernier week-end d’août).


Des liens humanitaires avec le Sénégal

C’est par le biais de l’association Dental Garonne Sénégal qu’une aide humanitaire est développée depuis quelques années au profit d’une communauté rurale située dans la steppe sénégalaise.

« Favoriser les échanges culturels et humains à travers diverses actions permettant de soutenir et de développer l’éducation et la santé publique de la communauté de Labgar située dans la région de Louga », tels sont les buts de l’association cocumontaises créée en 2009 et qui a déjà concrétisé plusieurs projets tant au niveau de l’éducation que de la santé (voir le reportage).